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N’avez vous jamais ressenti une sensation de déjà vu, de déjà vécu…

 

 

 

 

 

 

 

 

Au Temps
des Cathédrales,
par la Lumière,
les couleurs

racontaient
à l'Homme
la Présence
de son Créateur

Aujourd'hui,
en Votre Présence,
Je vous contes
ses Couleurs

 

 

 

 

 

 

 

Il était une foi, la lumière... Notre lieu de Résidence

 

L’on me demande souvent, « pourquoi le vitrail , qu’est-ce qui vous à poussé à faire ce métier ? » le sourire en coin je réponds, « c’est une voix qui m’y a amené ». Difficile de tout raconter en peu de temps et pourtant, je peux comprendre que l’on soit un peu dérouté quand nous n’avons, ni les tenants, ni les aboutissants. Alors, par simplicité, j’ai décidé de vous raconter mon Histoire.

 

 « Il était une Foi la Lumière, Notre Lieu de Résidence ».

C’est ce qui m'est apparu, voilà 16 ans, et m’animera, assurément, tout au long de mon chemin. A cette époque j'habitais à Béziers, dans l'Hérault et travaillais comme infographiste pour une petite imprimerie. J'étais alors loin de m'imaginer que les coïncidences et le hasard n'existaient pas. Comme chaque jour, depuis aussi longtemps que je puisse me souvenir, je vivais dans la brume de mon esprit à essayer de comprendre ce qui pouvait s'y trouver derrière. Bien entendu, il était difficile, pour quelqu’un de l’extérieur, de se douter une seconde que, malgré la joie et la sociabilité que je pouvais laisser paraître, une question existentielle me tiraillait. « Qui Suis-je ?» Je laissais peux de place à mes émotions, mon mental me répétant que c’était ainsi et, comme si c’était une évidence, qu’il faudra bien m’en accommoder. Pourtant, quelque chose, au fond de moi, voulait me dire le contraire et m’invitait à en avoir "le cœur net". Je décidais, pour une fois, d'offrir de la place à mes ressentis, à mes émotions, depuis trop longtemps rendu muet par mon mental, mon égo. J’osais, quoi qu’on en dise, aller au delà de mes habitudes et de me faire confiance. Peu à peu, je prenais conscience de ma présence à moi-même et au monde qui m’entourait. Quelques jours plus tard des interrogations concernant mon enfance refirent surface et m’invitaient à aller chercher des réponses auprès de proches qu'eux seuls détenaient. Inutile de préciser les projections mentales qui m’angoissaient. "Pourquoi ressasser de vieux souvenirs", "Que cherches-tu à te prouver", etc...

"les miracles du verbe"

Contrairement à ce que j'avais pu imaginer, aucune résistance ne fit obstacle à ma quête. Au fur et à mesure des échanges, tout commençaient à prendre forme dans mon esprit. Les choses devenaient plus concises et limpides. Mes croyances, repères à partir desquels je m'efforçais de cheminer, s’effaçaient peu à peu jusqu'à ne plus savoir à quoi me raccrocher pour satisfaire mon égo. Je nommerais cet état comme "une descente au enfer", si tant est qu'il existe. C’est alors que tout a basculé. Un ressenti, que je ne peux toujours pas exprimer, si ce n’est par l’intermédiaire de mes vitraux, a donné un sens à ma vie. Aujourd’hui, je dirais qu’une liaison, une connexion, un mariage, une harmonie entre le cœur et le mental m’a mis face à une réalité que je croyais être une fiction. J’avais l’impression d’avoir recouvré la vue, celle du cœur. Un soleil de magma m’emplissait la poitrine et une sensation d’Amour infini et inconditionnel m’habitait. Il m’est plus facile, à ce jour, de le partager par écrit qu’il n’en était il y a 16 ans. J’avais donc décidé de remettre le partage de ce ressenti à plus tard. Deux mois s'étaient écoulés quand mon employeur me proposait de venir travailler en Catalogne à Cassà-de-la-Selva, près de Girone, où il avait délocalisé son entreprise. Curieux de découvrir ce que la vie pouvait m'offrir après cela, je décidais de me laisser guider vers cette nouvelle aventure, L’Inconnu. Une année fut nécessaire pour me familiariser avec le langage grâce à la rencontre de Béra, professeur de français et phytothérapeute qui, dans mon cas, me donnait des cours de castillan. L'aventure commençait, ou plutôt devrais-je dire, continuait. Un matin de février 2001, alors que j’étais encore à moitié endormi, unefaetus voix me souffla ce mot « vitrail ». La surprise était grande et mon intuition me disait d’entendre cette invitation. Suivre, ou plutôt continuer mon chemin de Passeur de Lumière, telle devait être ma mission que j’étais loin de m’imaginer mais que j’accueillais avec confiance et sérénité. Le mot "Vitrail" résonnait en moi, malgré mon désintéressement inculte. Vitrail, vous avez dit vitrail ! Enfant, j’aimais venir jouer dans les églises. Je n’ai qu'en mémoire la pierre des piliers polis par l’usure du temps que j’effleurais de mes mains. La résolution de mettre un terme à douze années d'activité aurait pu me donner à réfléchir mais ce que j’avais entendu et ressenti était bien réel et me confortait dans mon choix.

"En Quête"

Après d’un commun accord avec mon employeur, je vins travailler à mi-temps pour ainsi me consacrer à une future formation dans l’art du Feu. Le matin même je commençais mes recherches. Celles-ci, dans le doute de me tromper, étaient avant tout dirigées vers un poste d’infographiste afin de prouver mes acquis et d’apprendre correctement l’espagnol avant de poursuivre ma recherche vers ma future vocation. Quatre demi journées s’étaient écoulées, à arpenter les rues de Girone à chercher un poste dans mon domaine. Ma quête effrénée prit fin devant un atelier/boutique de Maître Verrier dont les rideaux de fer étaient baissés. Le message était pourtant clair, on me remettait devant ma Destinée. De retour l’après midi à mon travail, je vis Kaloni, ma collègue catalane à qui je relatai l’histoire de ce mystérieux message matinal et mon vif souhait de m’investir dans le vitrail. Celle-ci m’avait fait part d’une information insolite : il s’avérait qu’une amie à elle, Maria, Maître Verrier, entamait justement une formation de vitrail à Grenollers, près de Barcelone, pour une durée de 6 mois, et ce, dés le lundi suivant. Nous étions alors vendredi. Kaloni me proposa d’aller la rencontrer en fin de journée. « Autant battre le fer tant qu’il est chaud !».  

"Apprentissage"

Le lundi matin, fidèle au poste, comme un gamin qui allait découvrir son premier cadeau de noël, je suivais attentivement les gestes et les explications de Maria durant sa démonstration. c’était enfin à mon tour de me familiariser avec les outils et les matériaux. Là encore, une sensation de déjà connu m’envahissait, comme si mes mains savaient ce qu'elles faisaient. L’évidence m’apparaissait limpide. A ce moment là le doute n’étais plus permis, « j’ouvrirais mon propre atelier », pensais-je UnivPassLumavec conviction. Bien sûr, apprendre les gestes pour acquérir le savoir faire de mes aïeux était primordial, ce que je fis trois années plus tard en intégrant, par l’intermédiaire d’une formation, à Chartres, un atelier verrier où j’allais remplacer Michel, maître en son art, qui prenait sa retraite la deuxième année suivante. Ces deux ans m’ont permis d’apprendre l’amour du geste et le respect du travail bien fait. la patience étant une vertu, je décidais de l'acquérir avant d'accélérer la cadence. La peinture n’était pas d’actualité, l’atelier avaient déjà ses propres peintres verriers à son actif. Pourtant, émanant de la formation précédente, une sensation familière refit surface pendant que je m'adonnais à la peinture sur verre au Centre International du Vitrail à Chartres. Cette fois là, c'était Sylvie, Maître Verrier de la formation, qui me confirmait son intuition quant à ma dextérité à la technique. Je revins m'y former davantage en 2009, après avoir mis fin à mon contrat, pour m’investir entièrement dans l’évolution de mon atelier que j'avais créé en 2004 et nommé «1..2..3 Vitrail». Chemin faisant, le souhait de revenir à l'époque féodale m'amena à rencontrer, pendant une exposition, Didier, le vis président d'une association médiévale dont les compagnons incarnaient des artisans, sur les manifestations. Ils y relataient leur métier disparu et les techniques ancestrales de chacun. J'ai été heureux d'y avoir trouvé ma place et de (re)vivre, avec mes compagnons, cette époque qui me semblait ne m'avoir jamais quitté. Aujourd'hui, Je continue à évoquer ce qui m’anime grâce notamment à l’encouragement de personnes qui on fait le choix de m’accompagner, quelques temps, sur mon chemin.

A mes yeux, l’Homme est un vitrail dont la lumière et ses couleurs ne peuvent se révéler qu’à travers l’entière transparence de son Être.
Et c’est en mémoire des Maîtres artisans des temps jadis, portés par leur Foi, passionnés de leur métier et respectueux des gestes qu’on leur a enseignés, que j'ai décidé de faire du vitrail "Votre Intermédiaire Entre La Lumière et Vous"